Protection Plastron
Ce projet de design de mode a été réalisé durant ma formation de Dnmade, par la technique du pliage, de l’échancrure et de la superposition du papier machine rigide, le but de cette création de design de mode est d’amplifier une partie du corps, un sens. Ici, Protection Plastron amplifie une partie du corps : la carrure.
L’amplification de la carrure à était choisis par une idée de se protéger, se créer une carapace pour aboutir sur une protection allant jusqu’à se sentir intouchable.


Le torse est recouvert par le plastron pour une préservation du corps, posséder une certaine prestance, adopter une posture autoritaire mais aussi créer un univers majestueux et somptueux dont les motifs évidés rappellent.
Le travail de l’éventail sur l’épaule apporte de l’élégance, du volume ainsi qu’une certaine allure. De plus, son esthétique renvoie à un effet de légèreté.

Ce projet dont la référence culturelle se reflète sur l’asymétrie du Plastron au niveau du sein gauche est associé au mythe des Amazones, qui se coupaient un de leurs seins afin d’être plus à l’aise lors des combats pour l’utilisation de leurs tirs à l’arc.
Ce choix de référence culturelle s’oriente vers la force, le caractère déterminé des Amazones mais également vers tout un univers, un mythe mystérieux, intriguant voire dangereux. Pour renforcer ce mythe j’ai édité l’incrustation digitale d’une cicatrice sur un sein.
Cette photographie étant la photo finale de mon projet, j’ai d’ailleurs réalisé un jeu de lumière et de clair – obscur afin d’appuyer le caractère mystérieux et mythique qu’incarne le plastron. La posture du mannequin ainsi que son maquillage reflète bien l’air féroce et guerrier que les Amazones incarnaient tout en y ajoutant un aspect envoûtant.

Mueten
Ce second projet de design de mode à été également réalisé durant ma formation de Dnmade. Mueten est une panoplie de quatre pièces créées sur le thème de la tension physique et qui a abouti autour du principe de la mutation dans le règne animal et chez l’Homme.
Puisqu’effectivement certains insectes et animaux pratiquent cette étape de mutation, lorsque leurs peaux non élastiques, deviennent trop étroites pour continuer à les accueillir lorsqu’ils vont grandir.
Pour passer de l’état enfant à l’état adulte l’animal ou l’insecte devra se séparer de cette peau donc muer.

Du côté de l’Homme, cette étape de mutation est tout aussi présente par le fait que la seconde peau de l’animal est représentée par le vêtement porté par l’Homme. Le vêtement pour l’Homme se voit donc comme sa seconde peau puisqu’il contribue à créer son identité, qui va devoir évoluer, changer de taille et qui se verra trop petit par l’évolution de la taille de l’Homme au même titre que celui de l’animal.
Par ailleurs, ce principe de mue se voit également comme un rituel au vu de son importance et de sa répétition dans le passage d’état enfant à adulte. Ainsi, pour référencer le rituel, le choix d’un rituel de passage à l’âge adulte d’un peuple d’Afrique de l’Ouest est choisi. Ce peuple, en se scarifiant la peau vont créer divers motifs et reliefs qui vont marquer cette mutation.

Cette panoplie de quatre pièces est donc inspirée de l’état enfant à adulte et du rituel de passage à l’âge adulte du peuple d’Afrique de l’Ouest. Pour ce faire, l’état enfant est représenté par une robe, une chemise ainsi qu’une paire de chaussettes. Ces vêtements ont tous des points communs d’une part par leurs couleurs blanches mais également par des codes du vestiaire de l’enfance qui sont retranscrit par la longueur de la robe, la taille réduite de la chemise pour évoquer un corps qui a grandi, muer mais également par le rajout de la dentelle sur la paire de chaussettes afin de rappeler l’univers de l’enfance.
Par ailleurs, pour l’état du passage à l’âge adulte, un plastron en matière de latex est crée afin que la pièce ait un aspect de peau que ce soit au niveau de la couleur, de la translucidité mais aussi au niveau du toucher puisqu’il possède un toucher similaire à celui d’une peau.


Ayant comme inspiration le rituel du peuple d’Afrique de l’Ouest, un rajout de perles avec comme placement un placement arrondi sur le dos et le devant vont venir faire référence aux motifs les plus courants lors des incisions.
Cette panoplie s’inscrit dans une suite de panoplies qui formeraient ensemble une collection autour de la mutation.